Avant de commencer cet article, j’ai un petit disclaimer à faire (mise en garde pour les anglophobes, on en parlera un jour de ça aussi, ne vous inquiétez pas). J’écris ce texte avec mon humeur nulle et si ça vous pose un problème, restez-en là. Si après avoir lu cet article, vous vous sentez visé ou blessé, posez-vous des questions mais comprenez que pour faire simple, j’ai dû faire beaucoup de généralités… A la base j’ai créé ce blog pour pouvoir exprimer les choses qu’elles soient bonnes ou très mauvaises… Là, j’ai la rage et les couilles brisées à force de subir les faits qui vont suivre. Bref, j’espère que ça ne sera pas trop décousu ou bordélique… merci pour votre compréhension.

Il n’y a pas un jour sans qu’un « eh Père Noël ! Trop lol ! » ne se fasse entendre. Même si c’est le truc qui revient encore et toujours, j’ai eu (tout au long de ma vie) le droit à une montagne de noms divers et variés dont vous n’imagineriez pas le quart.

Quand ça vient d’enfants, je m’en fous. Je laisse ça sur le dos de l’innocence et si j’ai la possibilité, j’essaie d’expliquer pourquoi ce n’est pas cool de se moquer du physique de l’autre. Hélas, les gosses sont plutôt minoritaires dans cette histoire et surtout ce sont les plus compréhensifs. La plupart du temps, ce sont des personnes allant du jeune adulte voulant impressionner la galerie à la vieille sur son lit de mort… 

Que ce soit des inconnus ou des amis, c’est TOUT LE PUTAIN DE MONDE ! Je voudrais pouvoir dire que j’arrive à pardonner mes amis un peu trollesques mais j’avoue que, parfois ça saoule vraiment… Un peu comme un disque rayé qu’on aime bien. Si ça passe plus facilement avec les proches, j’ai toujours un petit pincement au cœur quand ils s’y mettent. Ils ont plus d’informations sur ma situation que la moyenne. Je leurs pardonne plus facilement car ce sont aussi eux qui me soutiennent et m’aident énormément. Ça fait du bien.

Évidemment, c’est assez facile de gérer la situation quand le moral est là, de prendre sur moi et d’avancer malgré tout. J’avoue que certaines vannes me font rire ! Mais ces derniers temps, c’est vraiment l’enfer et j’ai juste envie de péter des gueules ! Vous ne vous rendez pas compte et j’ai du mal à comprendre pourquoi de votre côté, vous êtes aussi cons.

On va partir sur un exemple concret par ce que je ne peux pas juste râler sans expliquer un peu les choses, si je vois un noir dans la rue, que je l’interpelle façon « eh Boubakar mdr ! » et que je continue mon chemin, ça choquerait… Bon, déjà c’est un exemple hein, j’aurais pu prendre un arabe, un juif ou n’importe qui ayant quelque chose qui sort de l’ordinaire de la personne moyenne. Ensuite, c’est quelque chose que je ne ferais jamais dans la vraie vie véritable, ça ne me viendrait jamais à l’esprit de discriminer mon prochain et surtout, j’ai un minimum de respect envers les personnes qui m’entourent. Vous savez, le respect de base pour ne pas être un gros connard dans la rue ! Ce même respect qui fait que vous dites « Bonjour », « s’il vous plaît », « excusez-moi » et/ou encore « merci ». Ah, il y a un mot pour ça : la Politesse.

Du coup, tout ça me fait m’interroger sur les gens. Qu’es ce qui vous amène à penser que ça serait une bonne idée de vous foutre de ma gueule ? Et même si là je parle de moi, de manière générale, pourquoi vous vous sentez obligés d’insulter les personnes différentes de vous ? Qu’es ce qui fait que dans vos têtes de gros débiles vous devez vous exprimer ouvertement sur l’autre, quel est votre fil de pensée ? Pourquoi se sentir supérieur en faisant ça ?

Et maintenant, ce cheminement me rappelle ces gens qui me disent : « Tu ne sais pas ce que c’est d’être noir, tu es blanc ! » ou « Tu ne sais pas ce que c’est d’être une femme, tu es un mec ! ». Je ne me compare pas aux autres mais ne me dites pas que je ne sais pas ce que c’est. Car oui, je suis un mec blanc, très blanc même mais je sais ce que c’est les discriminations et depuis toujours même. A l’école (du début à la fin), les autres élèves et même les profs me mettaient de côté à cause du handicap, j’étais servi niveaux commentaires… J’ai doublé deux classes pour ces raisons. 

Ça aurait pu se finir une fois diplômé, après ma licence pro mais non, même en milieu professionnel ça a continué et honnêtement je n’ai pas envie d’en parler… La période de la fin de mes études et mon espèce de ras le bol du monde professionnel est brouillé dans mon esprit.

La seule chose un peu positive cela dit, c’est que depuis que je vis dans une grande ville, le regard des autres n’est pas le même et on sent moins les jugements mais dès que je vais à la campagne voir ma famille ou mes amis, c’est assez impressionnant de ressentir cette pression constante revenir plus vite que jamais. Heureusement, j’ai grandi à la campagne et cette pression est facile à gérer. C’est présent, mais c’est « normal ».

Enfin bref, je ne sais pas comment les gens ont grandi, je ne connais pas leur vécu et tout mais à aucun moment il me viendrait à l’idée d’aller me moquer ouvertement d’une personne, que je la connaisse ou non. Votre vécu ne justifie pas l’autorisation de vous foutre de la gueule du monde, ou alors vous êtes volontairement de vrais connards finis et tant pis pour vous.

Je ne sais pas si j’ai fait le tour de ce que j’avais à dire, mais poser ces mots salés ici, ça m’a soulagé un peu de cette souffrance quotidienne. Je voulais vider mon sac sur ce sujet et personne n’est visé en particulier. C’est ma vie, c’est comme ça… Je sais que les gens sont stupides et même si c’est anormal et triste à dire, je dois m’y faire…

Des bisous à ceux qui sont allés jusqu’à ici et un merci monumental à ceux qui sont là.


L’image d’en-tête est une capture d’écran modifiée du jeu vidéo South Park™: The Fractured But Whole™.